
Bilan à mi-parcours de la participation française au sixième Programme Cadre -- Posté par
leblanc
le 9/9/2004
La Mission Affaires Européennes vient de réaliser un bilan à mi parcours de la participation française au sixième programme cadre (Auteur : M. Leblanc).
è Télécharger la note (pdf, 24pages, 418 Ko)
On peut résumer les résultas d’ensemble et ceux de la France à ce stade de mise en œuvre du 6ème Programme Cadre par les quelques éléments suivants.
Sur les 2 228 projets retenus au 30 avril 2004, 928 ont au moins un participant français, soit un taux de présence française de 41,7 %.
On compte 21 207 participants dans les projets retenus, dont 2 308 français, soit un taux de participation française de 10.9%.
Le taux de succès des participants de tous pays est de 18,2%. Celui des Français est de 21,2%.
Globalement sur l'ensemble des domaines, les contributions financières de l’Union européenne pour les participants français sont de 347,5 Millions d’Euros sur un total de 2 356,5 Millions d’Euros de contributions réparties entre les pays, soit 14,7% pour la part française.
La France se place actuellement :
· 2ème en taux de succès avec 21.2%, derrière la Belgique (21.6%), et devant les Pays-Bas (20,8%), la Suède (20%), la Grande Bretagne (19,8%), le Danemark (19,7%) et l’Allemagne (19,2%).
· 3ème en taux de présence dans les projets retenus avec 41,7%, derrière l’Allemagne (48,7%) et la Grande Bretagne (48,6%).
· 3ème également en taux de participation dans les projets retenus avec 10,9%, derrière l’Allemagne (15,1%) et la Grande Bretagne (12%).
· 2ème en contribution financière reçue avec 14,7%, derrière l'Allemagne qui reçoit 22 % et devant la Grande-Bretagne qui reçoit 14,4 %.
Ces résultats sont cependant très variables selon les domaines.
Les domaines dans lesquels les participants français ont les plus forts taux de succès sont par ordre décroissant :
· « Euratom » (75%),
· « Aéronautique et Espace » (39%),
· « Soutien aux politiques publiques et NEST » et « Recherche et Innovation (38%),
· « Era-Net » (32%), Science de la vie » (31%),
· « Infrastructure de recherche » et « Technologies pour la société de l'information » (27%)
Ces valeurs suivent en général celles des taux de succès de l’ensemble des pays, c’est à dire qu’elles sont plus révélatrices d’une bonne organisation des appels dans le domaine, pour ne pas aboutir à un grand nombre des propositions rejetées, que d’une réussite française dans ces domaines.
Les taux de participation de la France dans les projets retenus constituent sans doute une indication plus pertinente de réussite dans un domaine. Les meilleurs résultats pour la France sont les suivants :
· « Aéronautique et Espace » (21%)
· « Science de la vie » (13,2%)
· « Technologies pour la société de l'information » et « Ressources humaines et mobilité » (12,7%)
· « Euratom » (12,5 %)
· « Nanotechnologies, nanosciences et nouveaux procédés de production » (12,2%)
· « Science et Société » (12,1%)
La proportion des contributions financières reçues de l’Union européenne par un pays est certainement le meilleur indicateur de l’importance de la participation de ce pays aux projets du programme cadre.
La France reçoit la plus forte contribution dans les domaines suivants :
· « Aéronautique et Espace »
· « Euratom »
· « Coopération internationale »
Elle est en seconde position dans :
· « Technologies pour la société de l'information »
· « Nanotechnologies, nanosciences et nouveaux procédés de production »
· "Sûreté alimentaire et risques pour la santé" (avec 10,8% très loin derrière la grande Bretagne qui obtient 23,1%)
· « Energie durable » (avec 13,7% très loin derrière l’Allemagne qui obtient 28,9%)
· « Recherche et Innovation » (à égalité avec l’Allemagne)
Elle est troisième dans les domaines :
· « Sciences de la vie, génomique et biotechnologie pour la santé »
· « Changement planétaire et écosystèmes »
· « Science et Société »
La comparaison avec le cinquième Programme Cadre semble montrer que :
· l’Allemagne reste incontestablement le premier acteur de l’Espace Européen de la Recherche et creuse nettement l’écart avec ses suivants.
· Le Royaume-Uni reste en deuxième position, mais perd du terrain.
· La France en troisième position progresse et réduit son écart avec le Royaume-Uni (et prend même la deuxième place en contribution financière)