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A la Une :

I. Aéronautique :

Le programme de travail pour l'aéronautique s'organise autour de quatre domaines de recherche :

  1. Renforcer la compétitivité du secteur de la construction aéronautique sur le marché mondial, en réponse au défi consistant à fournir des produits et des services plus économiques, plus performants et de meilleure qualité. En particulier les objectifs sont :

    • Réduire les coûts de développement des aéronefs de 20% à court terme et de 50% à long terme.
    • Réduire les coûts d'exploitation des aéronefs de 20% à court terme et de 50% à long terme, par une amélioration des performances des aéronefs et une réduction des coûts de maintenance et autres coûts d'exploitation directs.
    • Elargir le choix des passagers en ce qui concerne les coûts de déplacement, la durée du trajet, les services à bord et le confort.

  2. Atténuer les incidences sur l'environnement en termes d'émissions et de bruit, en réponse au défi consistant à satisfaire la demande de la société pour un transport durable. Les objectifs sont :

    • Réduire à long terme les émissions de CO2 (et donc la consommation de carburant) de 50% par kilomètre-passager, en améliorant le rendement des moteurs ainsi que l'efficacité des appareils et de leur exploitation.
    • Réduire à long terme les émissions de NOx de 80% dans le cycle décollage-atterrissage par rapport à la norme de l'OACI et à un indice d'émission de 5g par kg de carburant brûlé en croisière (à court terme, jusqu'à 10g/kg de carburant brûlé), ainsi que d'autres émissions gazeuses et particules.
    • Réduire les émissions d'hydrocarbones non brûlés et de CO de 50% à long terme pour améliorer la qualité de l'air autour des aéroports.
    • Réduire le bruit externe de 4-5 dB à court terme et de 10 dB à long terme pour chaque atterrissage/décollage. Pour les appareils à voilure tournante, l'objectif est de réduire l'empreinte sonore au sol de 50% et le bruit externe de 6 dB à court terme et de 10 dB à long terme.
    • Réduire l'incidence sur l'environnement de la fabrication et de la maintenance des aéronefs et e leurs composants.

  3. Améliorer la sûreté et la sécurité des aéronefs, en réponse au défi consistant à assurer qu'en dépit de la croissance du trafic le transport aérien soit toujours plus sûr et que les appareils en vol soient à l'abri d'actes de malveillance. Les objectifs sont :

    • Réduire le taux d'accidents de 50% à court terme et de 0% à long terme.
    • Atteindre une capacité d'évitement ou de correction des erreurs humaines de 100%.
    • Atténuer les conséquences des accidents où subsistent des chances de survie.
    • Réduire notablement les risques d'actes de malveillance perpétrés à bord pendant le vol.

  4. Augmenter les capacités d'exploitation et améliorer la sûreté du système de transport aérien, en réponse au défi consistant à veiller à ce que l'utilisation de l'espace aérien et des aéroports puisse s'adapter à la croissance du trafic sans retards injustifiés, tout en préservant la sûreté, grâce à un système européen de gestion de trafic aérien intégré et sans rupture qui faciliterait la réalisation du " ciel unique européen ". Les objectifs sont :

    • Améliorer les niveaux de sécurité actuels, compte tenu des niveaux de trafic prévus, par la fourniture tant aux pilotes qu'aux contrôleurs d'informations de meilleure qualité sur le trafic environnant.
    • Augmenter la capacité du système de manière à traiter en toute sécurité trois fois plus de mouvements aériens d'ici à 2020, grâce à un accroissement des capacités de planification.
    • Améliorer l'efficacité et la fiabilité du système d'aujourd'hui en vue d'atteindre l'objectif d'un retard maximal moyen d'une minute par vol, compte tenu du coût optimal, des performances, de la sécurité et de la capacité du Système de Transport Aérien Européen.
    • Maximiser les capacités d'utilisation des aéroports par tous les temps pour faire face à la demande croissante de trafic grâce à des systèmes perfectionnés d'assistance aux pilotes et aux contrôleurs.

II. Espace :

Le programme de travail est structuré autour des trois domaines de recherche:

  1. Galileo : systèmes de navigation, de positionnement et de synchronisation par satellite. Les domaines de recherche seront les applications, le segment utilisateur, la normalisation et la certification, et le déploiement des éléments locaux.
  2. GMES : Surveillance mondiale de l'environnement et de la sécurité. Les thèmes prioritaires GMES ont été restructurés en six domaines d'application :

    • Occupation du sol et végétation
    • Ressources en eau
    • Applications océaniques et marines
    • Atmosphère
    • Gestion des risques
    • Sécurité

  3. Télécommunications par satellite : Trois domaines technologiques essentiels ont été recensés en support à ces objectifs :

    • Interopérabilité des réseaux et des services
    • Systèmes de télécommunications par satellite de bout en bout
    • Convergence et intégration des communications par satellite dans d'autres domaines d'applications spatiales.

Compte tenu de l'orientation de ces trois domaines vers des produits commercialisables et des services pré-opérationnels, GMES apparaît comme le pilier central du programme de travail " Espace ". La navigation et les télécommunications par satellite sont des domaines importants qui recèlent également des technologies habilitantes pour étayer les thèmes prioritaires associés à GMES. Les activités liées à Galileo seront gérées par l'Entreprise Commune Galileo et la Commission Européenne fera une contribution annuelle à l'Entreprise Commune Galileo.