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La dimension internationale dans le PCRD
Mise en œuvre dans le programme « Coopération »
Les pays tiers peuvent participer aux thématiques prioritaires du PCRD selon les critères habituels de l’excellence. De manière générale, et sauf mention contraire dans les programmes de travail, tous les appels sont ouverts à la coopération avec les pays tiers. Ceux-ci sont particulièrement attendus pour les thèmes à caractère global. De plus, des actions spécifiques pour la coopération internationale (SICA) peuvent être prévues. Elles devraient de plus en plus, à l’avenir, porter sur des thèmes identifiés en concertation avec les différents groupes de pays tiers.
Mise en œuvre dans le programme « Idées »
Le programme «Idées» vise à intensifier les activités européennes dans la recherche de pointe ou «aux frontières de la connaissance», en apportant un soutien à des équipes de recherche plutôt qu’à des consortiums multinationaux. Des chercheurs de tous pays sont encouragés à se joindre à des équipes à direction européenne, auxquelles ils apporteront des compétences particulières d’origine extra-européenne, afin d’enrichir les recherches en cours. Cette approche reconnaît pleinement la nécessité d’associer des chercheurs réputés non-Européens pour renforcer l’excellence, le dynamisme et la créativité de la recherche européenne.
Mise en œuvre dans le programme « Personnes »
La dimension internationale du programme «Personnes» renforce la coopération internationale dans le 7e PC, par le soutien à la mobilité des chercheurs et au développement de leur carrière. Il est axé sur l’amélioration de la qualité de la recherche européenne, par l’encouragement des chercheurs européens à effectuer des travaux à l’étranger ainsi que par des mesures visant à attirer des chercheurs non Européens de talent et à promouvoir les collaborations en matière de recherche.
La dimension internationale est particulièrement présente dans les bourses « sortantes » et « entrantes » qui sont destinées respectivement aux chercheurs européens qui souhaitent se rendre dans un pays tiers avec un retour obligatoire, et aux chercheurs des pays tiers qui veulent venir en Europe. Des dispositions sont prévues pour limiter la fuite des cerveaux et faciliter le retour de ces chercheurs dans leur pays d'origine. En outre, des moyens spécifiques seront mobilisés pour les pays du voisinage et les pays ayant un accord de coopération scientifique et technique avec l'Union Européenne. Enfin, des actions sont prévues pour soutenir les diasporas scientifiques, celles des chercheurs européens à l’étranger comme celles des chercheurs étrangers en Europe.
Mise en œuvre dans le programme Capacités
Volet coopération internationale
Ce volet couvre des activités de soutien et de coordination ciblées vers des zones géographiques, activités ayant pour objectif de contribuer à l’instauration et au renforcement du dialogue politique de l’Union Européenne avec les différents groupes de pays partenaires (ACP- Afrique, Caraïbes, Pacifique, Asie, Europe de l’Est et Central, Amérique latine, Pays partenaires méditerranéens, Pays des Balkans de l’Ouest…) dans les domaines scientifique et technique.
Ces activités visent à permettre à l’UE et aux pays et régions tiers de discuter des priorités de recherche actuelles et futures, et à faciliter le débat entre les différentes parties prenantes. Les résultats de ces dialogues apporteront des informations utiles les pour le développement de la politique de la recherche, pour les programmes spécifiques du 7e PC, et proposerons des thèmes de recherche pour la coopération internationale, en particulier dans le programme «Coopération».
Volet Infrastructures de recherche
Le 7ème PCRD tout en encourageant la collaboration internationale dans les infrastructures, maintiendra également son important soutien aux infrastructures de recherche existantes dans tous les domaines de la science et de la technologie, avec pour objectif de maximiser leur utilisation, leur accessibilité et leur développement, en pratiquant une réelle ouverture à la coopération internationale. Par exemple, les infrastructures GÉANT2 et GRID, qui ont toutes deux un ancrage européen, soutiennent également une collaboration mondiale entre les infrastructures analogues, en Asie, en Amérique latine et autour de la Méditerranée.
Volet Potentiel de recherche
Dans le cadre de ce volet, un soutien peut être apporté à la promotion de la coopération scientifique et technique entre l’Europe et d’autres régions du monde, par l’amélioration de la capacité de recherche de ces autres régions. Par exemple, la coopération entre l’Europe et les Balkans occidentaux comporte notamment des actions de soutien à des échanges transnationaux bidirectionnels de personnel de recherche, afin d’intégrer progressivement les Balkans occidentaux dans l’Espace européen de la recherche.
Volet Science dans la société
Le dialogue international sera encouragé sur les questions liées aux thèmes du programme «science et société» de grande dimension internationale. Tel est par exemple le cas du dialogue mondial sur l’éthique, auquel participent l’Afrique, l’Amérique latine, l’Asie et l’Asie centrale, qui vise à soutenir les efforts des pays en développement pour établir leurs propres pratiques dans le domaine de l’éthique et de la science, et aussi à garantir que la recherche européenne
Mise en œuvre dans le programme Euratom
La coopération internationale pour la recherche dans le domaine de la fission et de la protection radiologique est un élément important du programme Euratom. Des accords à haut niveau entre Euratom et certain pays tiers facilitent la coopération. Des thèmes de recherche spécifiques devraient permettre une plus grande coopération internationale. L’importance croissante des initiatives à l’échelle planétaire, telles que le forum international «Génération IV», qui coordonne la recherche sur la prochaine génération de réacteurs nucléaires, élargit le champ des possibilités de coopération internationale dans le cadre d’Euratom.
Dans le domaine de la fusion, la collaboration internationale s’appuie sur des accords bilatéraux ou multilatéraux. Un important exemple est le projet ITER, qui représente une étape cruciale vers la création de réacteurs prototypes en vue de centrales électriques à fusion. Ce projet est mis en œuvre par une organisation internationale établie par Euratom, la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée, la Fédération de Russie et les États-Unis d’Amérique.
Mise en œuvre d’actions directes par le centre commun de recherche (CCR)
Le Centre commun de recherche (CCR)10 fournit un appui S&T aux politiques de l’UE. La coopération internationale est essentielle pour l’exécution de cette mission. Dans le 7ème PCRD, le CCR vise à développer des collaborations internationales dans des domaines d’importance stratégique, tels que le réchauffement planétaire, le développement durable, la sécurité extérieure, la métrologie, la sûreté et les garanties nucléaires (dans le contexte des programmes Euratom), la sécurité alimentaire et les ressources mondiales. Il soutient également la coopération avec les partenaires des pays tiers afin d’établir des approches harmonisées concernant les mesures de référence, les essais de sécurité (par exemple pour le stockage de l’hydrogène) et la détection (par exemple pour les OGM dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux, à l’appui de la législation de l’UE et des conventions internationales).
On peut citer à titre d’exemple de collaboration internationale une activité spécifique avec les pays candidats et candidats potentiels ainsi que les pays partenaires de la politique européenne de voisinage (la Méditerranée du Sud et de l’EST et Europe orientale), qui portera notamment sur des instruments particuliers destinés à promouvoir la mise en réseau, les transferts de connaissance et la formation sur des politiques complexes de l’UE.
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